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Margo Genest est sculpteure. Elle a choisi le bronze, matériau noble et durable pour représenter ses créations. Ses pièces les plus récentes sont épurées et symboliques. Elles plaident la cause environnementale. Mais comment cette artiste en est-elle arrivée là?
Elle a toujours souhaité transmettre à ses proches sa passion pour la nature dans ce qu'elle a de plus sauvage, d'intime et d'authentique. Quelques décennies passées au nord du Québec et un cadre de vie actuel au coeur des montagnes de Charlevoix renforcent toujours ce goût de préserver, de mettre en valeur et de persuader sur ce qui lui semble important par-dessus tout, l’intégrité de notre écosystème.
Comme beaucoup d'artistes en arts visuels, elle a débuté sa carrière par la peinture à l'huile. Par la suite, une formation plus structurée en beaux-arts lui a fait découvrir la sculpture. Pendant quelques années, elle développe cette discipline avec modèles vivants. L'oeuvre «Bonheur inquiet» (2006) suggère la réflexion et la nostalgie tandis que la pièce «L'amant» déborde de sensualité. Cette dernière création lui vaut un grand prix du Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec en 2007. Rassurée sur ses propres capacités techniques, elle souhaite dès lors donner à ses sujets une valeur environnementale. Entre autres oeuvres produites à ce moment, soulignons: «Fleur des marais» montrant une femme qui tient une fleur de nénuphar et la série commandée par une multinationale en foresterie, «Supportons nos forêts», qui représente la main de l'homme soutenant un arbre, une main qui parallèlement illustre son système racinaire. Cette oeuvre lui vaut le 2e Grand Prix Sculptura de l'Académie Internationale des Beaux-Arts du Québec.
En 2008, de plus en plus sensibilisée à la démarche écologique, elle est inspirée par la recherche de Al Gore sur le réchauffement de la planète. Elle crée alors «Une force qui dérange», pièce maîtresse en bronze montrant à la fois la main de l’homme exerçant une pression excessive sur la planète, mais également sa potentielle prise en charge par une main salvatrice. Une fois de plus, elle se mérite la reconnaissance des pairs.
Aujourd’hui, en harmonie avec ses acquis et ses valeurs, elle cherche à sensibiliser l’amateur d’œuvre d’art à l'idée qu’il peut, même modestement, à travers une prise de conscience accrue, participer à un meilleur équilibre de l’environnement. Dans cette perspective, la dernière série intitulée «Une goutte en partage» est inspirée de la mission de Guy Laliberté et de sa fondation «One Drop» sur le partage de l'eau. Le style minimaliste de ces cinq pièces fait ressortir l'essence même du sujet tout en symbolisant cette cause fondamentale.
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