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 Catégorie: Artiste professionnel

 Année de naissance: 1964

 
 Démarche artistique:

Si l’acte de modeler appelle chez moi surtout « l’Afrique», ce n’est pas dans sa plasticité mais plutôt dans ce sentiment très intime que j’entretiens avec ce continent.

Il va de soi que la figure féminine occupe une place prépondérante dans ma production, tout comme mes pièces expriment la vulnérabilité.

Pourtant, lorsque je modèle, rien n’est défini. J’imprègne dans l’argile mes doigts tout en suivant le mouvement façonné par la terre et ses aspérités que je comble et transforme par la suite. Je modèle alors des corps miniatures ou des fragments de corps, sans armature, ne sachant jamais ce qui naîtra de l’argile. Quand une âme s’y trouve, j’en dégage la forme.

Avec la découverte de la cire perdue (cire de fonderie), une nouvelle approche du corps s’est imposée. Plutôt que d’aborder la matière de l’extérieur vers l’intérieur, je procède à l’inverse, par ajouts, à l’encontre de mes premiers réflexes que je devais casser mais surtout, je me fie à mes mains. D’ailleurs, depuis 2008, elles dominent ma production.

Je ne cherche pas à innover. Tout a été fait. Je cherche à communiquer. Même si tout a été dit. J'exprime, dans mes sculptures, ce que mes mots ne peuvent traduire.

Les matériaux que j’utilise, outre ce qui est récupéré, sont l’argile, la cire perdue et la pulpe de papier (cellulose). Les pièces en pulpe de papier témoignent d’une recherche amorcée il y a quelques années sur l’utilisation des matières recyclées non propre à la fabrication d’emballage.

FORMATION

Je suis autodidacte. Le dernier cours d’arts plastiques que j’ai suivi fut celui de mes douze ans, chez les Sœurs Grises. Ensuite, rien. Sinon, je suis diplômée en photojournalisme et journalisme écrit et radiophonique du collège Algonquin d’Ottawa (1988); j’ai un B.A. en études françaises de l’Université de Montréal (1992) ainsi qu’une scolarité complété à la Maîtrise en histoire et littérature (17e siècle) – Université de Montréal (1994). J’ai poursuivi également plusieurs séminaires et formation en théâtre, histoire de l’art, photographie d’art, cinéma italien et anthropologie. J'ai publié et travaillé en publication, photocomposition, publicité, infographie et représentation pour des compagnies de télécommunications canadiennes telles: Radio-Canada, Télémédia et MountRoyal Broadcasting. J’administre depuis 18 ans un atelier d’ébénisterie spécialisé dans la confection de cuisines et meubles contemporains haut-de-gammes.

J’ai grandi au milieu des reliures d’arts de mon grand-père, Louis Forest (Grand relieur de France et relieur en chef de la Bibliothèque du Parlement du Canada – 1964 à 1973), et des œuvres de ses amis artistes. Mon père, aujourd’hui décédé, était professeur de physique à l’école secondaire. Ma mère se consacre désormais à son art : elle est artiste peintre.

Lorsque j’ai retouché à l’argile, en 2003, ce n’était pas par plaisir, par simple curiosité: c’était un devoir que je me devais de faire envers moi-même. Cette obligation d’assumer ce talent avait toujours été détournée : photographie, écriture, théâtre, chanson, me disant «que j’y viendrai bien un jour !» Et les années ont passé.

En 2000, dans le cadre des Journées de la culture du Québec, on m’invite à organiser et à animer, dans le Mile End, des ateliers d’argile avec le professeur d’arts plastiques de l’école Lambert Closse. J’animais, je « coachais », mais je ne modelais pas. Trois ans plus tard, je me décidais enfin.

Mes mains étaient-elles capables de modeler comme elles l’avaient fait cette première fois, à douze ans ? Je me rappelais soudain que j’avais tenté, un an après mes premiers essais, de me procurer de la « glaise », aux chutes de Luskville, au fond d’un ravin. J’avais rempli un grand sac et j’eue toute la misère du monde à grimper mon trésor qui failli, ce jour-là, me coûter la vie. J’ai constaté ensuite que l’argile était sale, complètement trempée, très dense. Je ne pouvais rien en faire. Elle a séché dans le garage. Je suis passée devant le sac pendant au moins un an avant de m’en débarrasser. Mais je savais que j’y reviendrais.

Après avoir laissé, cette fois, sécher deux blocs de « glaise » dans le placard pendant deux ans, j’en achète un troisième, en avril 2003 : « c’est maintenant ou jamais ! » Je le senti dans mes doigts.

J’ai mesuré, par la suite, la différence effective entre savoir et savoir-faire.

Finalement, ce sont mes limites avec l’argile grise qui ont rapidement été atteintes. En février 2006, je me décide enfin à m’inscrire à des ateliers de cire perdue (de fonderie) avec modèle vivant. Je suis confrontée à la manipulation d’une matière qui ne glisse pas. Une horreur ! Ça a vite passé. Avec opiniâtreté, j’ai travaillé la cire chez moi. Dans ma cuisine. Et les possibilités physiques offertes par le médium se sont imposées. Je devais casser mes réflexes et me fier à mes mains.

Seul un cours sur l’élaboration et la manipulation du papier mâché a été suivi avec Celina Segal, artiste canadienne en arts visuels.

 Lien rapide vers cette fiche:

http://genevieveforest.artacademie.com

 
 
 Galerie(s) qui représente(nt) l'artiste:
  • Galerie d'art de l'Académie
  • Galerie-Atelier André Bouchard
  • Musée du bronze de Montréal

 
 Association(s) dont l'artiste est membre:
  • - maison des arts et de la culture saint faustin
  • AIBAQ - Académie Internationale des Beaux-Arts du Québec
  • C.A.P.S.Q. - Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec

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